Quelle est l’efficacité réelle des siestes énergisantes ?

La « powernap ». Ou la sieste énergisante ! Dites-le à haute voix et sentez l’énergie vous envahir ! Peut-être est-ce pour cette raison que l’on parle de siestes énergisantes ou de « powernaps » en anglais, plutôt que de « roupillon » qui est un terme à consonance nettement plus gentille.
Les chauffeurs de camion et les top-managers que l’on peut qualifier de vrais durs ne piquent pas de roupillons. Les roupillons, c’est pour les mauviettes. Mais les siestes énergisantes ? Envoyez la sauce !

Quelle est l’efficacité réelle des siestes énergisantes ?

Des études approfondies ont été réalisées à ce sujet. Et en dépit de nos connaissances scientifiques, nous ne savons toujours pas pourquoi nous dormons, mais nous savons que c’est indispensable… et que les petites siestes aident également.
Lorsque nous effectuons des tests de vigilance, il apparaît que pour nos scores à ces tests, il vaut mieux faire une ou plusieurs siestes énergisantes de 10 à 30 minutes au cours de la journée que de rester plus longtemps au lit.
Dans notre biorythme naturel, nous observons des hauts et des bas au cours de la journée et de la nuit, même lorsque tous les stimulants externes ont été supprimés. Le creux le plus évident de l’activité corporelle se produit la nuit, mais en milieu de journée (juste après l’heure de midi), un second creux de moindre importance s’observe. Le petit somme de midi (la sieste) est donc inscrit dans nos gènes !

À partir de quel moment une sieste énergisante produit-elle un effet ?

Une sieste d’une demi-heure produit un effet significatif sur la vigilance. C’est évident. Mais dans notre société perpétuellement pressée, une demi-heure, c’est bien trop long ! Quelle est la durée minimum d’une sieste pour être à nouveau frais et fringuant pour aborder le restant de la journée ? Eh bien, des études ont montré que 10 minutes suffisaient déjà.
Mais quid des micro-siestes ? Il ne fait aucun doute que tout le monde les connaît. Par une chaude après-midi de juin dans un local poussiéreux, vous écoutez le bourdonnement monotone d’un professeur de chimie affligé de rhumatismes, et au fur et à mesure que les minutes passent, vous éprouvez des difficultés de plus en plus grandes à garder les yeux ouverts. Vous changez de position, vous vous pincez, mais en vain. Vos paupières deviennent de plus en plus lourdes… et soudain, vous êtes réveillé, et vous semblez vous être assoupi durant une trentaine de secondes. Mais à présent, vous avez retrouvé une énergie renouvelée et l’adrénaline parcourt vos artères, peut-être également à cause de la centaine de paires d’yeux qui vous ont regardé vous assoupir, non sans un malin plaisir, et ronfler gaiement. Cette histoire est totalement hypothétique, cela va de soi, mais ne vous rappelle-t-elle pas quelque chose ? Eh bien, les scientifiques ont également étudié ces micro-siestes, mais hélas, les siestes de 30 ou 90 secondes ne semblent pas offrir de soulagement. Comme l’a remarqué l’étudiant hypothétique quelques minutes plus tard également, lorsque ses paupières sont à nouveau devenues très lourdes.

La sieste énergisante toutes proportions gardées

Par conséquent, avant de mettre de côté ce texte pour faire une sieste énergisante, il serait peut-être également utile de savoir que l’effet bienfaiteur d’une sieste de 10 à 30 minutes sur la vigilance peut être atteint de la même manière en… buvant une tasse de café.


Dr Edelhart Kempeneers, directeur médical


Écrit par jonas

21 Février 2012